03.03.2012

DE NOUVEAU

Longtemps aucun scintillement joyeux ou nostalgique

N’a entrainé mes doigts goures sur la feuille d’un quelconque parchemin.

Dois-je y desceller l’effet d’une insidieuse lassitude,

Le sentiment de la futilité des mots que je lâche au vent sans retour ?

Ou se peut-il que, traversant ce que d’aucuns nommeraient mon esprit

Et qui ne constitue à mes yeux qu’un pâle reflet de conscience,

Le Verbe s’attarde désormais si peu qu’il ne me reste qu’un vague sentiment diffus,

Un brouillard sans consistance que je rechigne par lassitude à précipiter sur le papier ?

 

Vanité qui me gagne, je sens bien que tu me trompes aussi !

Tu m’endors, c’est sans doute l’une de tes vocations.

Regarder au loin pour mieux percer au fond de moi n’est peut-être qu’une vaine habitude,

Une sorte de chimère que j’alimente et qui me cajole de ses multiples bras tentaculaires.

Je le sais bien, ou au pire confusément.

Mais telle est la nature qui m’a forgé et elle en vaut bien d’autres.

Dans tous les cas je vais faire avec et donc en déjouer les pièges,

En éviter les séductions hypnotiques, pour autant qu’il y en ait d’ailleurs ;

N’est-ce pas là précisément le gouffre sans fond de la question ?

 

Laisser courir le temps et les mots,

L’onde glissant sur les cailloux chantants sans rien attendre d’eux,

Libre bien que chargé de tous les poids du monde,

Tandis que le Verbe murmure des mélodies que nul n’a besoin d’entendre. 

16.06.2011

MON VOYAGE A VELO DEPUIS ATHENES

 Les choses se sont mises en place doucement, comme si elles disposaient de leur propre énergie.....

 compte rendu de voyage.pdf

04.04.2011

Nouveau Voyage

Je pratique toutes sortes de voyages.

Certains sont simplement immobiles, silencieusement aux aguets.

Portés par un regard qui balaie l’espace,

Ils cherchent au cœur de la plaine, de la colline ou à l’horizon,

L’intention divine qui ne s’épuise jamais.

 

Je m’enfouis aussi souvent, peut-être un peu trop souvent dans les rêves,

Tantôt contes chimériques, fruits furtifs et miroitants,

Tantôt longues pérégrinations peuplées d’événements et d’aventures somptueuses.

Je les construis aux fils des jours, malaxant la matière invisible

Pour en tirer des saveurs et des formes dociles mais dangereusement enivrantes.

 

Parfois encore je rejoins le monde des songes endormis,

Conscients peu ou prou,

Fulgurants périples vers des contrées tellement voisines

Que l’on passe le plus clair de son temps à les ignorer.

Il m’arrive enfin de dérouler le fil d’Ariane de ma plume,

Contant à qui veut lire pour forger sa propre matière.

 

Cette fois me voici parti sur ma monture à deux roues,

Pédalant dans des contrées qui me sont un peu plus étrangères.

Libre de ma demeure, mais sans doute pas libéré de mon univers,

Je vais le long des routes glisser mon regard et mon long nez,

Me jauger à l’aune du printemps naissant,

En espérant renouveler l’espace que je crée chaque jour.